
Le succès historique d’Alexia Barrier conduisant un équipage de huit femmes autour du monde, sans escale et sans assistance, est une fierté pour la Société des Régates d’Antibes dont elle est l’une des sociétaires.
Nous nous souvenons d’elle, lorsque toute jeune, elle représentait Antibes sur les podiums des mondiaux de Match Race. Déjà un espoir réalisé pour un club ayant pour vocation d’aider les jeunes compétiteurs à réaliser leur potentiel.
Puis nous l’avons suivi de loin dans sa carrière hauturière, admiré son palmarès, 15 transats et un épique Vendée Globe, ses compagnonnages prestigieux : Samantha Davies, Florence Arthaud,… Et son engagement pour l’environnement, 4Myplanet son association pour la conservation des océans, son action auprès des jeunes. Toutes ces années où elle est restée attachée à Antibes entre deux courses au large.
Souvent nous la croisions souriante sur le port Vauban, en tenu de navigation, comme prête à repartir. Nous nous souvenons de la soirée que le club house de la SRA lui avait dédiée, après son exploit sur le Vendée globe, la 10eme femme à avoir bouclé cette course mythique.
Nous avons aussi admiré son opiniâtreté, comme elle a surmonté les difficultés à monter ses projets, trouver des soutiens, rares pour la voile féminine. Nous nous souvenons de l’annonce de « The Famous project CIC », beaucoup de sceptiques au début, tant de moyens, un équipage féminin, une épreuve presque insurmontable …
Surtout nous admirons ces huit navigatrices, parce que pratiquant nous-même la voile, nous pouvons mesurer les qualités exceptionnelles de ces femmes capables de mener un trimaran à foil volant au-dessus des flots pendant 57 jours, jusque dans les déserts glacés et venteux du grand sud, autour du monde. Nous avons suivi jour par jour cette odyssée, leurs fortunes de mer et leur résilience lors des graves avaries qui ont touché leur bateau, Idec-Sport.
Alors que la conclusion de ce tour du monde était déjà un exploit, au-delà de l’épuisement, parce que le record du Jules Verne n’était pas atteint, Alexia nous a rappelé que les prestigieux détenteurs du record s’y sont pris à plusieurs reprises avant de l’emporter. Alexia nous fait rêver encore à un nouvel exploit, avec toujours un message fort : celui de l’excellence, de la persévérance et de la place des femmes au plus haut niveau de la course au large. » Rêver – Oser – Partager «
Lorsque bientôt, nous la croiserons de nouveau sur les pontons d’Antibes, souriante à son habitude, nous prendrons quelques instants pour aller la remercier, personnellement, lui témoigner notre admiration.
Bon retour parmi nous Alexia
Philippe B. Le Hors #srantibes